"AVRILS" par Lionel Grob & the FuegOrchestra
Avril 2002 : l'Alsace révèle son côté obscur : un vote raciste décomplexé dans des villages proprets nantis... Avril 2007, la magie opère ! Il n'y a soit-disant plus de racisme, il n'y a plus que des Sarkozystes...<br />Combien encore de ces mois d'avrils difficiles ?<br /><br />Les PAROLES :<br />Souviens-toi du temps où t’avais la morve rebelle,<br />Tu t’en foutais bien des accents de tes copains de maternelle,<br />Et combien de ces gosses ont eu plus tard le geste<br />De glisser dans les urnes un bulletin indigeste<br /><br />Dans nos villages proprets, (nos vertes vallées…)<br />Aux géraniums généreux<br />Les graines de haine ont germé en Avril 2002,<br />Ce fût une floraison de bulletins anonymes<br />où était écrit la haine, plutôt son synonyme<br /><br />C’était un soir d’avril, juste avant le mois de mai<br />Je n’avais qu’une envie, c’est de chier sur ma télé<br />Dans mon joli village du fond de la vallée<br />Derrière les colombages, la haine triomphait<br /><br />Et puis 5 ans après (alléluia le messie !),<br />Un lutin nettoya avec son karcher magique<br />La moindre trace de racisme<br />L’Alsace est redevenue cette vierge ingénue<br />Qui sourit à tous ceux qui ne sont pas nés ici…<br /><br />Par Saint Brice Hortefeux, nom de Dieu !<br />Par Nicolas le teigneux, oui nom de Dieu !<br />Permettez-moi d’en douter,<br />Même d’être dégoûté<br /><br />Au fil des mois d’avrils, faudrait pas la haine<br />S’inscrive indélébile dans nos ADN<br /><br />C’était un soir d’avril, de nouveau je vivais<br />Une soirée difficile, j’avais envie de pleurer<br />Dans mon joli village, on s’était racheté<br />A bon compte un visage de respectabilité<br /><br />Combien de soirs d’avrils ?