La Rose Ecrite

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La Rose Ecrite <br /><br />C'était l'époque où mon Grand Père <br />régnait sur quelques terres, <br />possédait encore des jardins, <br />parsemés de fleurs, de couleurs <br />aux milles et subtils parfums, <br />que venaient flirter <br />des papillons, des coccinelles, <br />se posant sur les boutons de pollen <br />comme des baisers sur la main des enfants <br />aux babines barbouillées de miel :<br />Invités tous autant <br />par la Reine des abeilles <br />à un goûter dans l'essain.<br /><br />C'était l'époque <br />où mon Grand Père,<br />avait encore des jardins. <br />tour à tour l'été était dur et doux, <br />telle la mousse pousse sur le roc <br />au Nord des corons <br />aux destins souterrains. <br /><br />C'était l'époque <br />où mon Grand Père <br />faisait d'un tout petit rien, <br />un tout, un grand festin, <br />où à table les sœurs <br />et les frères ne se chamaillaient <br />que pour un rien, du tout au bien.<br /><br />C'était l'époque <br />où mon Grand Père <br />avait les mains dedans la terre, <br />dans le purin. <br /><br />Des mains qui sortent des légumes sains, <br />comme le magicien fait apparaître <br />de son chapeau de paille, des lapins. <br /><br />C'était l'époque où les poulailles <br />les volailles fermières, avant d'être plumées, <br />avaient pût profiter du grand air, du bon grain.<br /><br />C'était l'époque <br />où mieux que d'en raconter des salades, <br />on en faisait pousser dans un coin du jardin, <br />de celles que l'on partage <br />entre amis en difficultés, entre voisins. <br />De ceux à qui l'on parle <br />sans arrières pensés, le cœur sur la main.<br /><br />C'était l'époque <br />où mon Grand Père<br />portait sur son visage <br />le sourire sage et saint, <br />tout comme une fleur à la boutonnière <br />au bon présage d'un Dimanche matin. <br /><br />C'était l'époque <br />où mon Grand Père <br />gardait dans un coin de sa tête un petit jardin. <br />Lui qui a connu la guerre, <br />elle, qui ne se souvient de rien. <br /><br />C'était l'époque <br />où les chagrins, les misères <br />étaient bien plus qu'une ou qu'un. <br /><br />C'était l'époque <br />où les petits et les grands malheurs d’hier, <br />étaient morts et enterrés <br />sous une pierre au fond du jardin.<br /><br />Je dis bravo aux vieux sabots de paix, <br />eux qui dans l'allée traversant le jardin, <br />s'emmêlaient les jambes entre les pattes <br />d'un fidèle chien, qui à l'odeur suivait cet homme de bonne pâte, <br />cet homme de grand air,<br />cet homme bon comme le pain.<br /><br />Je regrette Grand Père <br />que les seules fleurs <br />que je t'ai offertes <br />soient les chrysanthèmes <br />que je dépose sur ta tombe <br />au cimetière à chaque Toussaint.<br /><br />C'est pourquoi, <br />j'ai écrit cette fleur pour Toi <br />comme une Rose, un bon Vin<br /><br /><br />Paroles de Christophe-PLOUVIN [Alias Madinx] <br />Mises en valeur (en musique & chanson) <br />en qualité d’Auteur~Poète~Parolier à « IMAGINAL » <br /><br />« Tous droits réservés »